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Visite d'un journaliste du POINT en Moldavie (19-02-2018)

Un célèbre hebdomadaire français écrit sur les vins moldaves

Cette semaine, le journaliste Jacques Dupont (qui écrit sur les vins depuis longtemps) du célèbre hebdomadaire français Le Point s'est familiarisé avec la vinification moldave. Il est venu suite  à l'invitation de l’ONVV, le Bureau National de la Vigne et du Vin, qui tente d'inviter des personnes formant l'opinion publique dans leurs pays.

Qui est Monsieur Dupont ?

Depuis 1987, Jacques Dupont est l'éditeur du guide des vins Gault&Millau. En 1999, travaillant pour Le Point, il a conçu la rubrique « Spécial Vins » (publiée en 50 pages, puis en 70), grâce à laquelle la diffusion du magazine a augmenté. Après son premier succès, d'autres hebdomadaires ont lancé des rubriques similaires, mais Le Point reste leader dans ce créneau.
Mais pourquoi précisément un journaliste de France, pays où nous exportons très peu ? Selon Gheorghe Arpentin, le directeur du Bureau national de la vigne et du vin, les exportations ne sont pas le seul objectif ; il est important que les gens soient plus renseignés sur les vins moldaves, et Le Point n’est pas lu qu’en France. Les vins moldaves sont présents au Musée du vin à Bordeaux, une très bonne vitrine pour les promouvoir. Il y a un bar à vin où 2500 bouteilles de vin de Moldavie ont été envoyées en septembre, 1000 ayant a déjà été vendues.

Sur les traces de Tintin

Notre invité a précisé qu'il était intéressé par sa visite en Moldavie, car avant il ne savait presque rien sur ce pays, sauf par la bande dessinée d’Hergé, populaire en Europe occidentale, « Les Aventures du Tintin », qui pendant ses aventures arrive en Syldavia.
En outre, l'intérêt est également dû au fait que Le Spécial Vins présente chaque année de 12 vins de France et un de l'étranger. Jacques Dupont n'écrit pas sur les vins des pays qu’il n'a pas visités. Dans l'annexe, qui sera publiée en septembre, il écrira sur la Moldavie.

L’invité a surpris

Le premier jour, une dégustation a été organisée pour M. Dupont dans la salle d'analyse sensorielle, au laboratoire de vinification de l’Université Technique de Moldavie. Il a été convié à déguster 63 vins de Migdal-P, Chateau Vartely, Vinaria-Purcari, Vinaria-Bostavan, Castel Mimi, Mileștii Mici, Fautor, Et Cetera, Vinia-Traian, Corten-vin, Pelican Negru, Sava Mihai ainsi que quatre échantillons expérimentaux de Feteasca neagra (raisins de différentes régions), produits dans des conditions de micro-vinification au laboratoire, sous la direction de l’oenologue expert du Bureau national de la vigne et du vin – Elizaveta Breahna. Elle a été la seule à accompagner l’invité pendant ses dégustations car il préférait éviter la présence d'autres personnes.
Fait inhabituel, le journaliste français a goûté les vins uniquement avec un verre sans pied qu’il avait apporté. Selon lui, c’est parce que dans les différentes dégustations, les vins sont versés dans des verres toujours différents. Le Français a surpris Mme Breahna par l'ordre des vins dégustés. Il est courant de commencer par les vins blancs, puis de passer aux vins rouges. Cependant, il a préféré faire le contraire, en expliquant que les vins blancs étant plus acides et plus aromatiques, après on ne sent plus le goût des vins rouges.

Les merveilleux vins rouges…

« Je suis impressionné par vos vins rouges (les vins blancs sont généralement plus appréciés), par leur fraîcheur », affirme Jacques Dupont. – Grâce à cette fraîcheur, ces vins peuvent devenir à la mode. Nous ne sommes plus sous l'influence de Robert Parker, c'est-à-dire que le temps des vins durs avec des arômes très puissants est passé. A Bordeaux il y avait cette tendance, mais elle a pris fin. Les consommateurs sont plus axés sur des vins aux arômes fruités frais, qui peuvent être bus pendant les repas. Lors de la dégustation des vins moldaves j'ai trouvé une belle fraîcheur, ils sont faciles à boire.
Ici j'ai rencontré des vins de Cabernet sauvignon et Merlot qui peuvent être également trouvés dans d'autres pays. Je tiens à souligner la richesse et la variété des vins obtenus à partir des cépages locaux. Ils peuvent sans problème être assemblés avec des cépages internationaux. Je pense que ces vins ont des perspectives d’exportation sur les marchés internationaux. »
Il est a noter que pendant le dîner avec les journalistes et les vignerons, après avoir goûté le vin Individo Feteasca Neagra, il l'a reconnu et a retrouvé son numéro, le 34, de la dégustation à l'aveugle de la veille.

Nous ne savons pas comment raconter des histoires

Après avoir visité Vinaria Purcari, Asconi et Sava Mihai, l'invité a constaté avec regret que les vignobles moldaves n’ont pas d’histoire à raconter. Il a été intéressé par la façon dont ils ont commencé à faire du vin. Les vignerons ont raconté au Français leurs vins et parlé des pays où ils sont exportés, mais Monsieur Dupont aurait préféré entendre plus d'histoires et d’anecdotes intéressantes.

Article d’Anghelina Taran, publié le 2 Février 2018, sur : https://wine-and-spirits.md/o-moldavskih-vinah-napishut-v-populyarnom-frantsuzskom-ezhenedelnike/



de gauche à droite : Cristina Frolov (Castel Mimi ; Moldavie), Jean-Pierre Xiradakis (Restaurant La Tupina, Bordeaux), Elizaveta Breahna (œnologue, Office National de la Vigne et du Vin de Moldavie), Jacques Dupont(Le Point), Diana Lazar (secrétaire générale ASE), Elena Davidescu (Vinaria din Vale, Moldavie), Marina Gospodarenco (Office National de la Vigne et du Vin de Moldavie).

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